"Un pillage calculé" : une septuagénaire montluçonnaise condamnée pour abus de faiblesse sur un nonagénaire


11 mars 2026

Plus de douze ans après les faits, une femme a été condamnée par la justice, hier.  Dix mois de prison avec sursis pour cette Montluçonnaise aujourd’hui âgée de 74 ans. Le tribunal correctionnel l’a reconnue coupable d’abus de faiblesse.

Epilogue d’une très longue procédure donc puisque les faits pour lesquels elle était poursuivie remontaient à entre 2010 et 2013. Trois années durant lesquelles elle avait profité de la vulnérabilité d’un homme de presque 90 ans, aujourd’hui décédé. Un homme particulièrement fragile à l’époque car il souffrait de problème de mémoire. Le préjudice se comptait en dizaines de milliers d’euros.

Des retraits d’espèces par dizaines, des chèques de plusieurs milliers d’euros, des factures de chauffage, des notes de restaurant, ou même une voiture payés : l’avocat des parties civiles a fait le décompte : en un peu plus de trois ans, ce sont plus de 113.000 euros qui se sont évaporés des comptes de la victime. "Un véritable pillage calculé du patrimoine", accuse l’avocat des parties civiles, maître Denis Cottier. Il dénonce les agissements "machiavéliques" de celle qui était pourtant une amie de la fille de la victime.

"Mon père était une proie facile. Elle a piétiné ma confiance", témoigne à la barre cette dernière. Si elle admet avoir bénéficié de nombreux cadeaux, la prévenue assure de son côté que tout cela était fait en connaissance de cause, au regard des services rendus. "Avec moi, Il ne perdait pas la tête", tente de se défendre la septuagénaire. La seule fois durant la procédure où il avait pu être auditionné, le vieil homme avait quant à lui confié aux enquêteurs que "jamais il n’aurait signé des chèques avec des montants aussi importants".

Le compte-rendu complet diffusé dans nos journaux du jour.

Les constitutions de parties civiles des membres de la famille de la victime ont été jugée recevables. La question des préjudices à payer par la prévenue sera tranchée lors d’une audience sur intérêt civil prévu le 21 avril.