18 mars 2016
Une dizaine d’affaires liées à des conduites sous l’emprise de l’alcool étaient jugées hier au tribunal correctionnel de Montluçon.
Morceaux choisis.
"Je suis tellement riche, que je paierai le juge..."
Cet homme de 58 ans n'avait jamais vraiment fait parler de lui jusqu'à ce 24 janvier, à Néris-les-Bains. "Je ne me souviens pas de grand chose", explique-t-il à la barre. Et pour cause, l'éthylotest affiche, ce soir-là, 2,8 grammes d'alcool dans le sang.
Refus d'obtempérer, insultes envers les gendarmes, le quinquagénaire "pète un câble" : "De toute façon, je suis tellement riche, que je paierai le juge..." lâche-t-il aux forces de sécurité. Un comportement "crétin", estime la substitut du Procureur. Verdict : 6 mois de prison avec sursis, 2.000 euros d'amende et une suspension de permis de 6 mois.
"D'habitude, les gendarmes ne sont jamais sur cette place"
Le prévenu présent hier à la barre vit un divorce difficile avec son ex-femme. Elle sait qu'il a tendance à conduire même après avoir bu, il va se faire "piéger", comme il l'estime. Ce jour-là, à Treignat, il doit récupérer ses enfants sur la Place du marché. Prévenus par l'ex-femme, les gendarmes sont là. Imparabale. L'éthylotest affiche un peu plus d'1 gramme d'alcool dans le sang. ""D'habitude, les gendarmes ne sont jamais sur cette place", se plaint le quadragénaire. Déjà privé de permis pour le même type de faits, le tribunal l'a condamné à 6 mois de prison avec sursis, avec interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur pendant 6 mois.
"Je suis quelqu'un qui aime bien faire la fête"
Le jeune homme de 24 ans, déjà condamné 2 fois pour des conduites sous l'emprise de l'acool, l'assure à la barre, il ne voulait pas prendre sa voiture pour rentrer chez lui. Juste la déplacer car il était garé sur une place pour handicapés. Problème, des policiers en patrouille le voit en difficulté pour faire sa manoeuvre. Et pour cause. Verdict de l'éthylotest : 2,3 grammes d'alcool dans le sang, après avoir bu "une dizaine de whisky-coca" dans un bar du centre-ville. "Je suis quelqu'un qui aime bien faire la fête", avoue-t-il au tribunal. La prochaine fois, ce sera sans sa voiture. Le tribunal l'a condamné à 6 mois de prison dont 3 avec sursis, une annulation de permis et l'interdiction de le repasser avant un an.
"Je voudrais une peine à l'amiable"
Ce prévenu de 33 ans avait été contrôlé, zigzAgant au milieu des voitures, au guidon d'un scooter de 80 cm³, sans le permis qui va avec ce type de cylindrées. "Je l'ai acheté sur Le Bon Coin. Je croyais que c'était un 50 cm³". Autre problème : le deux-roues n'était pas assuré. Des faits que le trentenaire, déjà 6 condamnations notamment pour des délits routiers, ne nie pas vraiment sur le fond. Ce qu'il conteste, c'est la peine de 6 mois ferme prononcée en correctionnelle en son absence dans cette affaire. "Pourquoi êtes-vous là?", interroge la présidente. "Je voudrais une peine à l'amiable", lui répond le jeune homme. Pas possible. Le tribunal a confirmé la peine initiale, 6 mois de prison ferme.
Le sujet diffusé ce matin dans nos journaux d'infos locales.
