Accompagnés par CER France et la Chambre d'agriculture, Marine et Valentin viennent de s'installer en GAEC à Huriel


05 novembre 2026

Dans un département où 40 à 50% des agriculteurs seront en âge de partir à la retraite dans les cinq ans, on sait l’importance du renouvellement des générations dans l’Allier. L’enjeu, c’est donc d’accompagner au mieux des jeunes dans le long processus d’installation…. Mais aussi dans les mois et années qui suivent. C’est tout l’intérêt du partenariat renforcé entre la Chambre d’agriculture de l’Allier et le réseau d’expertise comptable CER France.

Jeunes agriculteurs installation Huriel CER FRANCE Chambre agriculture octobre 2026.JPG (6.30 MB)

Concrètement, il permet, dans le temps, à des jeunes fraîchement installés de bénéficier de l’accompagnement des conseillers des deux structures. Un but sur le fond, assurer la pérennité sur le long terme de ces exploitations, dans un contexte on le sait compliqué pour le monde agricole. Une visite sur l’exploitation d’un couple récemment installé en GAEC à Huriel, et accompagné par les deux structures, était organisé il y a quelques jours.

S’installer à son compte était presque une évidence pour Valentin Tkatcz. "Je travaillais dans l'exploitation de mes grands-parents depuis que je suis très jeune. L'opportunité a fait qu'une exploitation se libérait. Donc ça m'a permis de m'installer". Depuis fin 2024, le jeune homme est donc à la tête d’une exploitation de 85 vaches charolaises et limousines et de 25 hectares de céréales à Huriel. En début d’année, sa compagne Marine Gronot, l’a rejoint pour former le GAEC du Moulin. "Je suis venue ajouter la partie vente directe de volailles, poules pondeuses, et un atelier de veaux d'engraissement".

A seulement 26 et 28 ans, le jeune couple a déjà des journées bien remplies. "Une fois sur la ferme, on n'a plu forcément le temps de tout gérer. On a que deux bras, deux jambes. Et il y a de plus en plus d'administratif. On préfère être avec nos animaux qu'au bureau, enfermés, à faire des papiers". Raison pour laquelle ils ont choisi d’adhérer au dispositif d’accompagnement après installation, proposé par CER France et la Chambre d’agriculture. Le but : anticiper d’éventuelles difficultés, via des points réguliers avec les conseillers des deux structures. "On s'est aperçu qu'on arrivait beaucoup trop tard sur les exploitations, quand il y avait des problèmes, notamment sur la trésorerie, décrit Christophe Jardoux, le président de la Chambre d’agriculture de l’Allier. Arriver en anné trois ou quatre, c'était trop tard. Il faut absolument intervenir la première année, pour avoir un extérieur sur ce qui se passe".

Et pérenniser les exploitations. "L'objectif, c'est la pérennité. Car à horizon cinq ou dix ans, la moitié des exploitants partira à la retraite donc il y a un enjeu majeur",  confirme Sylvain Girard, le président de CER France Allier. Pour l’heure, Valentin Tkatcz l’assure "Cela tourne plutôt bien". Et ceux qui l'accompagnent espèrent bien sûr que ça dure.