Les trois décrets d’application de la mesure sont parus au Journal Officiel en fin d’année dernière. L’Etat vise l’objectif d’atteindre « zéro artificialisation nette des sols » à l’horizon 2050. Il s’agit de mettre fin au grignotage progressif des espaces naturels. Localement, cette volonté est également traduite dans le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) qui fera l’objet d’une enquête publique prochainement. La question du foncier disponible va donc se poser, clairement, dans les décennies à venir.
Et l’une des solutions sur le territoire, pourrait être de réhabiliter des friches industrielles, en les dépolluant. Elles sont assez nombreuses, zone Saint-Jacques, à Blanzat, à la Loue, mais aussi sur Domérat ou Désertines par exemple. Une étude d’ampleur va être menée sur ce sujet dans les trois ans qui viennent, c’est le fruit d’un partenariat entre la com’ d’agglo, l’Université Clermont Auvergne, le Bureau de recherches géologiques et minières et une société privée, la SARL Biobasic environnement.
Pierre Deludet est vice-président à l’économie à Montluçon co.
Le coût total de cette expérimentation est de 339.000 euros, avec une participation des différents acteurs. Résultats donc dans trois ans.