Récidiviste, un trentenaire condamné à deux ans de prison pour des violences conjugales


16 mai 2022

Un homme de 32 ans a été condamné à deux ans de prison ferme, avec maintien en détention, cet après-midi, au tribunal correctionnel de Montluçon. Dans la nuit du 24 au 25 avril dernier, il s'en était pris violemment à son ex-compagne, au domicile de cette dernière, dans le quartier Rimard.

Il buvait à la terrasse d'un bar du boulevard de Courtais. Elle était passée par hasard au même endroit, en rentrant en voiture d'une soirée chez une amie. Une première fois il s'était montré menaçant. Mais l'intervention d'un autre client du bar avait évité que la situation ne dégénère. Alors, lorsque la jeune femme est arrivée à son domicile, elle s'est empressée d'appeler la police. Et d'avertir une amie. Pas rassurée. Bien lui en a pris.

Car quelques minutes plus tard, celui de qui elle était séparée depuis un mois était déjà devant chez elle. Fortement alcoolisé (1,9 grammes par litre de sang). "Je voulais récupérer mes affaires et tirer un trait sur cette histoire", justifie-t-il à la barre. Il reconnaît une dispute, l'avoir insultée. "Des disputes oui, il y en a eu". Mais il nie des violences. "Jamais je ne lui ai porté des coups. Si j'avais mis des coups de poing, je lui aurais sans doute cassé quelque chose", se défend-t-il. 

Le certificat médical établi pour la victime semble dire le contraire. Ecchymoses, dermabrasions, contusions multiples : huit jours d'ITT au final pour une jeune femme qui décrit des coups de poing à la mâchoire, dans le dos, aux épaules. Qui assure avoir été poussée dans l'escalier. Les policiers arrivés sur place la retrouveront en boule... cachée dans un bosquet. "La preuve de la terreur qui était en elle", établit son avocate maître Sonia Pineau.

Le prévenu est un habitué des salles d'audience. Déjà huit condamnations au casier. Dont sept pour des faits de violences. "Il n'y a eu aucune introspection de sa part", pointe le subsitut du procureur en requérant deux ans de prison, et un an supplémentaire de révocation d'un sursis d'une peine précédente. "On aurait du se laisser bien avant. C'était une relation toxique", analyse le mis-en-cause. 

Il a été maintenu en détention à l'issue de l'audience. Outre la peine de deux ans de prison ferme, il a également vu le tribunal révoquer six mois de sursis d'une peine précédente.