11 décembre 2023
Un Montluçonnais de 20 ans a été condamné à un an de prison ferme, avec maintien en détention, cet après-midi, en comparution immédiate, au tribunal correctionnel. Il a été reconnu coupable de violences sur sa conjointe, c'était la semaine dernière, dans un immeuble du quartier de la Croix Blanche. Des faits pour lesquels il était en récidive.
Le prévenu avait été condamné en février dernier pour violences sur conjoint. Copier-coller moins d'un an plus tard. Même victime. Même mis-en-cause. Son bracelet électronique lui avait d'ailleurs été retiré le 8 novembre. Soit... moins d'un mois avant les nouveaux faits qui ont occupé le tribunal, ce lundi après-midi. Dans ce laps de temps, pas grand chose a changé. Avec encore l'alcool en toile de fond. Et une soirée entre amis qui dérape. " Il y a d'abord eu des paroles, puis il a pété les plombs", avait expliqué la victime, 26 ans, aux policiers.
Elle n'est pas présente à l'audience. Ne s'est pas constituée partie civile. N'a même pas voulu faire constater ses blessures par un médecin car elle "ne veut pas lui attirer d'ennui". "Elle est l'archétype de la victime de violences conjugales", remarque le substitut du procureur. Lorsqu'ils la trouvent après qu'elle les a appelés disant avoir été frappée, les policiers décrivent une femme avec le nez qui saigne. Et un oedème qui va grossir à vue d'oeil sur la face gauche de son visage.
"Peut-être que je l'ai tapée, sans faire exprès car je n'étais pas dans mon état normal", tente le jeune homme de 20 ans, qui reconnaît "une gifle" devant les juges. Pas dans un état normal, car il reconnaît aussi une consommation d'alcool excessive ce jour-là (il avait été mesuré à plus de 2 grammes par litre de sang, quelques minutes après les faits). "Elle était au téléphone depuis un moment avec je ne sais pas qui. J'étais jaloux. Elle avait un couteau, je me suis senti menacé". "Et n'avait-elle pas un couteau parce qu'elle a peur de vous?", demande la magistrate? "Non, elle n'a pas peur de moi".
S'il n'a pas contesté la matérialité des faits, l'avocat du prévenu a mis en avant un jeune homme "dont la démarche de réinsertion est entravée par sa situation administrative". Il boucle actuellement une demande de titre de séjour. "Si je vais en prison, je vais tout perdre", regrette-t-il.
Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du parquet. Un an de prison ferme prononcé. Avec maintien en détention, et l'interdiction d'entrer en contact avec la victime pendant trois ans.
