Hôpital de Montluçon : un chèque pour aménager une salle de sophrologie pour les personnels soignants


25 janvier 2021

Depuis septembre dernier, les personnels du Centre hospitalier de Montluçon ont accès à des séances de sophrologie, au sein de l'établissement. La salle où elles se déroulent va pouvoir être aménagée grâce à l'argent recueilli via une cagnotte en ligne. Le chèque a été remis ce matin.

Pour la directrice de l"établissement, "c'est un phare dans la nuit". Une rare occasion de se réjouir dans un quotidien bien terne. Alors que le nombre de malades du Covid-19 pris en charge en son sein stagne à des niveaux élevés (9 en réanimation, 73 au total, ce matin, sujet complet à retrouver dans nos prochaines éditions), le Centre hospitalier de Montluçon s'est vu remettre un chèque de 768 euros, ce matin. Le fruit en fait d'un appel aux dons qu'avait lancé, en novembre dernier, Christelle Chassot. Cette simple citoyenne montluçonnaise était désireuse d'apporter un peu de réconfort à des personnels soignants déjà sur la brèche. Et qui le sont toujours plus de deux mois après.

A (ré)écouter : Une Montluçonnaise lance une cagnotte en ligne pour le personnel soignant

" Lors de la première vague, les personnels ont été applaudis, remerciés. Malheureusement, depuis la deuxième, nous n'avons plus tout ça", analyse la directrice du Centre hospitalier de Montluçon Bernadette Mallot. L'instigatrice de cette cagnotte à laquelle une trentaine de personnes a participé souhaitait que l'argent récolté puisse bénéficier au bien-être de personnels en souffrance. Elle a donc été entendu. La somme va servir à aménager une salle de sophrologie, dans les locaux de la médecine du travail, au sein même de l'hôpital.

Le but : construire un véritable "havre de paix. Une salle avec des couleurs, du mobilier adapté, plus propice à la méditation", explique le docteur Nathalie Bailly, médecin du travail.

Proposée depuis septembre aux personnels volontaires, les séances de sophrologie rencontrent un succès grandissant, avec une "file d'attente" d'une cinquantaine d'agents. Preuve de l'intérêt d'une telle démarche. "En cette période Covid en particulier, la crise est très anxiogène. Les agents ont un véritable besoin d'aide à la gestion des angoisses", ajoute le docteur Bailly.