C’est un projet dont on parle depuis de longues années, et qui est en passe de se réaliser. Les travaux de création de la voie verte Montluçon-Evaux pourraient débuter d’ici la fin de l’année. 15 kms à aménager dans l’Allier, de Montluçon à Teillet-Argenty en passant par Lavault et Lignerolles.12 kms dans la Creuse, via Budelière et Evaux Avant cela, il reste quelques étapes à franchir et notamment l’obtention des permis de construire et d’aménager.
C’est dans ce cadre-là que se déroule, depuis le 29 janvier, et jusqu’à la fin de la semaine, samedi pour être précis, une consultation publique par voie électronique. En clair, tout un chacun peut donner son avis sur ce programme porté conjointement par Montluçon communauté et la communauté de communes Creuse confluence. Les nombreux documents de présentation permettent de se rendre compte plus précisément de ce que sera cette future voie verte.
Ce sont 27 kms de l’ancienne voie ferrée déclassée qui doivent être aménagés. Il est donc prévu d’enlever traverses, rails et ballasts. Le tout pour faire place à une voie de 3 mètres de large. Elle sera recouverte en totalité d’enrobé, le revêtement, disent les porteurs de projet, "le plus adapté aux usages attendus".
L’itinéraire sera également jalonné de haltes, au parc Saint-Jean à Montluçon, à Lavault, à Lignerolles, à Teillet-Argenty, au bois de Lassou et à Budelière. La création de deux aires aux deux extrémités de la voie, au Parc des Ilets à Montluçon, et à la gare d’Evaux sont également prévues.
Chiffrés à 3,5 millions d’euros, les travaux prévoient aussi des aménagements paysagers pour une meilleure intégration, l’installation de la signalisation, le rajout de garde-corps sur les ponts et viaducs qui doivent aussi bénéficier de "légers travaux" de remise en état. Le projet prévoit 14 mois de travaux, à compter de novembre prochain, pour une voie verte accessible en début d’année 2028
Les collectivités en attendent des retombées économiques. 1 km de piste cyclable génère 30.000 euros par an de retombées économiques, sur le territoire traversé, selon le document de synthèse du projet.
Dans un rapport rendu au mois de janvier, l’autorité environnementale a estimé que le projet permettait de « ne pas affecter significativement les habitats naturels à forts enjeux et d’avoir des impacts faibles voire négligeables sur la majorité des espèces animales ». L’autorité a en revanche estimé qu’il fallait porter une attention particulière aux amphibiens et reptiles qui pouvaient élire domicile sur l’actuelle voie ferrée.