"Je ne reconnais pas l'Etat français" : le conducteur complotiste condamné pour un le refus d'un contrôle


29 avril 2026

A la base, c’était un contrôle routier tout ce qu’il y a de plus banal, cela s’est transformé en un passage à la barre du tribunal correctionnel hier. Un homme de 51 ans a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour rébellion et pas moins de cinq autres délits. Le 30 avril 2025 sur la RD2144 à Vallon-en-Sully, les gendarmes avaient voulu le contrôler pour un défaut d’assurance et de contrôle technique valide.

Jusque-là, rien d’extraordinaire. C’est davantage l’attitude d’un conducteur proche des sphères complotistes qui lui ont valu une comparution en audience collégiale.

A la barre, le prévenu l’admet : "J’avais lu des choses sur Facebook. Je les ai répétées bêtement". Ce qu’il appelle des choses, ce sont en fait des théories complotistes. Alors lorsque les gendarmes lui demandent de décliner son identité, il refuse. "Je ne reconnais pas l’Etat français", leur répond-t-il. Leur carte professionnelle ? "Un faux". Sa voiture ? "Une propriété privée" dans laquelle il estime avoir le droit de rester. Il faudra l’arrivée d’une deuxième patrouille pour qu’il en descende de force, après s’être longuement accroché au volant.

Cette posture, il la conserve en garde-à-vue, en refusant de boire ou de manger de peur, dit-il alors, "que son ADN soit relevée". Un an plus tard, cet ancien chauffeur routier assure avoir beaucoup réfléchi. "Je ne sais pas pourquoi j’ai dit tant d’âneries à la seconde". Son avocat le décrit comme fragile. "Après le décès de ma mère et de ma sœur, je m’étais réfugié dans les réseaux sociaux". Qu’il assure aujourd’hui "éviter".

Pour convaincre le tribunal, il a mis en avant son engagement dans une association qui vient en aide aux personnes victimes d’effets indésirables… dus à des vaccins.

Le parquet avait également sollicité une peine de 105 heures de travail d’intérêt général (TIG) à exécuter, qui n’a pas été retenue par le tribunal. Le prévenu écope en revanche de 250 euros d’amende.