C’est une affaire qui avait défrayé la chronique lors de la campagne des Municipales de 2020 à Montluçon. L’affaire dite "de la clé USB" sera jugée le 13 mars prochain en correctionnelle à Moulins. Avec comme prévenu, l’actuel maire de Montluçon Frédéric Laporte. Information révélée hier par La Montagne et que nous sommes en mesure de confirmer.
L’élu comparaîtra pour avoir « recueilli des données à caractère personnel dont la divulgation aurait pour effet de porter atteinte à la considération de l'intéressé ou à l'intimité de sa vie privée ». En l’occurrence, à celui qui était alors tête de liste pour les Municipales Joseph Roudillon.
Le point de départ, c’est donc cette clé USB envoyée à plusieurs médias dont RJFM ainsi qu’à d’autres candidats, en pleine campagne des Municipales. À l'intérieur, des documents visant à montrer les liens entre Joseph Roudillon et un parti royaliste et d'extrême droite. "Je savais qu'en politique je prendrais des coups. Mais je ne pensais pas qu'on s'attaque à ma famille", réagit alors celui qui est aujourd'hui conseiller municipal d'opposition. Lui parle d'une "affaire privée".
Rapidement, il était établi que la clé avait été envoyée par un collaborateur du cabinet du maire Frédéric Laporte. Ce dernier a, depuis le début, nié toute implication. Contacté hier, il a expliqué ne pas avoir reçu de convocation.
Le sujet complet diffusé dans nos éditions de ce matin.
Audience donc en correctionnelle le 13 mars prochain. Elle aura lieu au tribunal de Moulins, puisque c’est le parquet de Moulins qui avait instruit ce dossier, car le plaignant, Joseph Roudillon est avocat inscrit au barreau de Montluçon. D’où la dissociation.