Un agriculteur nérisien condamné pour avoir élevé et abattu des porcs et des volailles sans déclaration

Des dires même d’une représentante des services vétérinaires, c’est une affaire hors du commun qui était jugée hier par le tribunal correctionnel de Montluçon.

Un agriculteur nérisien a été condamné à trois mois de prison avec sursis et une amende de 10.000 euros d’amende dont 6.000 avec sursis.

Il était reproché à cet homme de 57 ans d’avoir exercé une activité non-déclarée d’élevage de porcs et de volailles, entre fin 2021 et mai 2022.

Des animaux qu’il abattait puis transformait sur l’exploitation, avant de les commercialiser en toute illégalité, et sans respect des règlementations sanitaires ni celles relatives au bien-être animal. C’est le fils de l’éleveur qui avait donné l’alerte, ne supportant plus les conditions d’élevage dont il était témoin. Des accusations confirmées quelques semaines plus tard par un contrôle des services vétérinaires.

Sur l’exploitation, les agents de l’Etat découvrent alors des espaces de vie restreints, des animaux pas assez abreuvés, des porcelets malades ou blessés, mais, pire encore, un seau de sang séché, un cadavre de porcelet et six autres de volailles en putréfaction.

Face à cette vision guère reluisante, l’éleveur n’a pas pu nier l’évidence.

Devant les juges hier, il a admis avoir abattu, transformé puis vendu 50 à 60 porcs et quelques 300 volailles non-déclarés par an.

Un processus effectué dans des conditions sommaires, sans forcément d’étourdissement des animaux pour ce qui est de la mise à mort par exemple. Le but? S'assurer un supplément de revenus "pour payer les factures". Son avocat a plaidé l’idée d’un agriculteur qui a voulu outrepasser des règlementations toujours plus contraignantes.

Le compte-rendu d'audience complet diffusé dans nos journaux de ce mercredi matin.

Photo d'illustration.