Sous-marins, missiles, Rafales : de nouveaux marchés pour le site domératois de Safran

Décidément, les annonces de gros contrats s’enchaînent pour Safran et son site domératois.

Après avoir officialisé un contrat pour l’équipement des Airbus A220 il y a une quinzaine de jours, le géant de la défense a annoncé lundi qu’il allait aussi équiper plusieurs outils de dissuasion nucléaire française.

C'est le fameux gyroscope résonant hémisphérique (photo Safran) qui sera embarqué.

Ce capteur de haute précision pour la navigation inertielle est fabriqué sur le site de la Côte rouge.

Qui confirme donc, contrat après contrat, sa montée en régime, Victoria Beaulieu.

En annonçant, l’été dernier, des investissements importants pour agrandir considérablement le bâtiment Coriolis, Safran avait annoncé la couleur. Objectif : tripler la production de ces gyroscopes à l’horizon 2032 sur son site de Domérat. C

es contrats annoncés lundi, avec la Direction générale de l’armement (DGA) entrent donc dans cette importante montée en régime.

Les salariés de Domérat vont être appelés à produire ce fameux gyroscope, appelé HRG, pour trois équipements phares de la dissuasion nucléaire française.

D’abord, les sous-marin nucléaires lanceurs d’engins où le HRG remplacera un autre outil, déjà produit par Safran. Puis, les missiles M51 et enfin le Rafale, l’avion de combat mythique qi embarquera donc ces systèmes d’une extrême précision, même sans signal GPS. "Cette présence prolonge plus de cinquante ans d’engagement de Safran Electronics & Defense au service de la dissuasion nucléaire française", indique le communiqué de l’entreprise.

« Nous sommes particulièrement fiers de la confiance renouvelée, Nos équipes contribuent chaque jour à la souveraineté de la France et de ses alliés", se félicite son président Franck Saudo.

Une première extension du bâtiment Coriolis sur l’usine de Domérat est en cours de travaux, avec une ouverture prévue l’an prochain.

Une seconde extension, plus grande doit être engagée par la suite, pour agrandir encore les capacités de production.

Photo Safran.