"Sa petite tête me plaisait..." : un Montluçonnais condamné pour une agression sexuelle sur une femme de 89 ans

C’était le 5 août dernier en ville Gozet : une femme de 89 ans qui se déplaçait en déambulateur avait été agressée sexuellement.

L’auteur de l’agression a été condamné mercredi en comparution à délai différé par le tribunal correctionnel de Montluçon

Deux ans de prison, intégralement assortis d’un sursis probatoire renforcé pour cet homme de 55 ans, jusqu’ici inconnu de la justice.

Il avait d’abord embrassé l’octogénaire en pleine rue, avant de la suivre jusqu’à son domicile, où lui avait fait subir des attouchements.

La victime était ce jour-là la 12e femme que le prévenu abordait, en l’espace de 45 minutes. "

Un comportement de prédateur", pointe le Ministère public. "

Il m’arrive d’accoster", reconnaît le quinquagénaire. "J’essaye, comme tout le monde.

Sa petite tête me plaisait", explique-t-il lorsqu’on lui demande pourquoi il s’est rapproché de cette octogénaire dont la vulnérabilité était clairement apparente.

Il avait donc été jusqu’à rentrer dans son domicile sans qu’il n’y soit invité, l’obligeant à s’assoir à côté de lui, avant de passer ses mains sur sa poitrine et sur ses cuisses.

Une agression très traumatisante pour l’octogénaire. " On a du mal à comprendre ce qui est passé dans la tête de cet homme pour agresser une femme qui va bientôt avoir 90 ans, qui ne demandait qu'à vivre tranquillement, et qui a vu sa vie basculer", pointe maître Fabrice Héas, l'avocat de la partie civile.

"J’allais chez elle pour discuter, raconte cet homme divorcé depuis 9 ans. J’ai mis mes mains sur son corps. Elle a hurlé. Alors j’ai paniqué et je suis parti".

Un passage à l’acte qui interroge forcément au regard des antécédents psychiatriques de cet homme. "Le psychiatre parle de misère affective, c'est une évidence. Il a un parcours un peu chaotique. Avec au niveau psychiatrique, des éléments qui interrogent. Un traitement lourd. Depuis des années il est en dépression. On peut s'interroger sur la vision qu'il a de ce qui l'entoure et sa capacité à comprendre les intéractions sociales", analyse son avocate maître Peggy-Anne Julien

"Je ne sais pas ce qui m’a pris dans la tête. J’ai fait une faute. Je m’en excuse", conclut un prévenu qui avait auparavant affirmé que mois de détention qu’il venait de faire avait été "un enfer".