Pourquoi aucune infirmière en pratique avancée (IPA) n'est installée dans le bassin montluçonnais?

C’est l’une des solutions imaginée par le gouvernement pour lutter contre la difficulté d’accès aux soins.

Depuis 2018 , les infirmières en pratique avancée (IPA) ont la possibilité d’exercer auprès des patients, des missions plus poussées que les infirmières classiques.

On parle par exemple de renouvellement d’ordonnance, d’adaptation de traitement, de prescriptions d’examens complémentaires par exemple. Le tout, et c’est important, en lien avec le médecin.

Chaque année en Auvergne Rhône-Alpes environ 70 professionnels de santé obtiennent le diplôme d’IPA après deux ans de formation.

Problème, pour l’heure, aucun d’entre eux n’est installé dans le bassin montluçonnais. Sans que les raisons de cette absence ne soient vraiment établies.

C'est la raison pour laquelle la Ville de Montluçon a convié des infirmières du secteur à une réunion d’information sur ce métier, vendredi dernier, dans les locaux de l’IFSI.

Bruno Bouriquat est conseiller municipal délégué à la santé à la Ville de Montluçon.

Le but, c’était pourquoi pas de faire naître des vocations.

Parmi les intervenants, Florence Policard est responsable de la formation IPA à la faculté de médecine de Clermont-Ferrand.

Et pour elle, il y a un réel intérêt à former ce genre de personnels, dans le contexte de désertification médicale qui frappe le bassin.

Armelle Aumaréchal est infirmière en pratique avancée depuis 15 mois maintenant dans le département voisin de la Creuse.

Cette ex-infirmière libérale est également venue témoigner, vendredi dernier.

On dénombre environ 1.700 IPA aujourd’hui en activité en France.

Le gouvernement avait fixé comme objectif la barre des 3.000.

Photo d'illustration : Pixabay.