Un an après un mouvement de contestation qui s’était installé dans la durée, des salariés de Safran ont à nouveau débrayé hier à Domérat. Des débrayages « à la carte » d’une heure, pour beaucoup, au fil de la journée. Et comme l’an passé à la même époque, c’est la question de l’augmentation des salaires qui est en toile de fond.
L’ensemble des sites français du géant de la défense étaient appelés à se mobiliser. Car les premières propositions de la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, sont très loin des espoirs des organisations syndicales. Alors pourtant que la société se porte parfaitement bien, avec une croissance du chiffre d’affaires de 23% en 2023.
Sandra Mayet est déléguée syndicale centrale CGT chez Safran.
Les salariés doivent pouvoir profiter des excellentes perspectives d’activité pour 2024, estime aussi Nicolas Duboisset, délégué syndicale centrale Force Ouvrière.
Les organisations syndicales ont boycotté les deux dernières réunions dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. D’autres mouvements ne sont pas à exclure, en fonction de l’avancée ou non des négociations.