Les projets se sont multipliés ces dernières années. Si bien qu’aujourd’hui l’Allier se classe au huitième rang des départements producteurs d’énergie photovoltaïque dans le pays. Il faut ajouter à cela la production d’énergie issue des parcs éoliens, de la géothermie, de la bio-méthanisation, entre autres.
La dynamique est telle dans notre département que les infrastructures électriques gérées par Enedis et RTE arrivent aujourd’hui presque à saturation. En ce début d’année, la Préfecture de l’Allier a décidé d’alerter les porteurs de projet sur la nécessité de bien s’informer, avant de se lancer.
Le message est clair : attention avant d’engager des investissements coûteux, car il n’est pas sûr que le réseau puisse supporter ces nouvelles sources de production. Il faut dire que depuis trois ans dans le département, c’est l’explosion. De 7.000 en 2023, le nombre de producteurs d’électricité est passé à 11.000 fin 2025 et Enedis en prévoit environ 13.000 fin 2026.
Pour absorber ce quasi doublement de producteurs, Enedis a beaucoup investi : plus de 100 millions d’euros en trois ans dans l’Allier, 44 millions encore cette année pour raccorder ces nouvelles sources au réseau. Pour adapter aussi les 21 postes sources du territoire chargés de transformer et de diriger l’énergie vers les foyers. Malgré cela, le réseau tire aujourd’hui la langue. Raison pour laquelle l’opérateur a lancé des études pour la construction de trois postes sources supplémentaires d’ici 2029, dans le département. L’un d’eux devrait être installé sur la commune de Treignat.
La préfecture évoque également une révision du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables pour augmenter les capacités d’accueil. Mais cela prendra du temps, compte tenu de la complexité technique et des coûts des projets.