Il a fait encore -6,7 degrés, mercredi, à Saint-Victor. Des gelées d'ampleur qui vont laisser des traces. En France c’est 80% du vignoble français qui a été touché. Et ce n'est pas mieux dans le milieu de l'arboriculture avec ce qui est l'un des pires épisode de gel tardif de la décennie.
Thomas Dumas cultive 7 hectares de vergers depuis 2005 à Saint-Victor, Arpheuilles-Saint-Priest et Désertines.
"On est parti pour une année blanche"
" Sur cerises, poires, prunes, pêches, on est à 100% de pertes". Les fleurs de ses arbres fruitiers sont brûlées, prêtes à tomber et à jeter. Et pourtant, comme beaucoup, il avait essayé de les protéger du froid en brûlant de la paille, se refusant à utiliser des combustibles chimiques ou du pétrole. Mais rien n’y a fait, les températures étaient trop basses pour protéger les floraisons.
"C'était peine perdue"
"Depuis 2017, on a des accoups climatiques", alerte Thomas Dumas. On sent vraiment le réchauffement climatique qui impacte l’agriculture un peu plus chaque année". Cet arboriculteur bourbonnais espère désormais pouvoir compter sur les fonds de calamité agricole et les aides promises par la Région pour tenir le coup.
Reportage diffusé dans nos éditions de ce jeudi matin.
Dans la Drôme et partout dans la région, nos agriculteurs ont tout perdu à cause du gel. @auvergnerhalpes débloque en urgence un fonds de 15M€ pour les aider mais ils ont besoin de la solidarité nationale. Nous devons sauver notre agriculture locale, maintenant. pic.twitter.com/ZNu7Wx8VaL
— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) April 9, 2021