Montluçon co met un coup de frein sur l'utilisation du transport à la demande

Lancé sous une nouvelle formule enrichie début 2022, le transport à la demande (TAD) est victime de son succès dans l’agglomération montluçonnaise.

Il faut dire que le concept a de quoi séduire avec la possibilité de faire appel, jusqu’à 2 heures avant son départ, à un mini-bus pour être transporté, avec quelques conditions toutefois, d’un point 1 A à un point B sur tout le territoire, y compris en zone rurale.

Résultat : alors que la délégation de service public établie entre Montluçon co et Kéolis avait tablé sur 67.000 kms annuels en TAD, ce sont pas moins de 118.000 kms qui ont été effectués l’an passé, et les estimations pour 2023 frôlait même les 150.000 kms parcourus.

Qui dit beaucoup plus de kilomètres parcourus, dit un surcoût majeur pour la collectivité, 75.000 euros l’an passé.

Raison pour laquelle, depuis le 4 avril, de nouvelles contraintes ont été introduites pour limiter l’usage d’un dispositif qui avait tendance à ressembler, pour certains, à un service de taxi.

Le vice-président aux transports à Montluçon communauté, Francis Nouhant.

Ces nouvelles mesures sont applicables depuis le 4 avril.

Une évaluation de leurs effets est prévue dans les prochaines semaines et en fonction, de nouvelles mesures pourraient être prises dans les prochains mois.