En 2016, il avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir causé la mort de trois personnes, après un effroyable accident de la route, en décembre 2013, dans le virage des Cascades à Néris-les-Bains. Sept ans après, cet automobiliste de 36 ans devait à nouveau faire face à la Justice, pour un délit routier, hier.
Il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis. En mai dernier, lors d’un banal contrôle routier, à Vaux, il avait été contrôlé avec 0,8 grammes d’alcool par litre de sang, soit 0,3 grammes de plus que la limite autorisée. Les résidus en fait, d’une soirée apparemment très arrosée la veille à son domicile.
Lui a expliqué aux juges qu’il pensait que son taux d’alcoolémie avait suffisamment baissé durant la nuit pour pouvoir conduire le lendemain. "Beaucoup de personnes pensent qu'elles ne seront plus positives le matin, a rétorqué le représentant du parquet. Mais le taux d'alcoolémie ne baisse qu'à partir d'une heure après le dernier verre. Et il baisse moins vite qu'il augmente". "J'ai été contrôlé d'autres fois, et j'ai toujours été négatif", s'est défendu le mis-en-cause, assurant qu'il n'avait pas de problème avec l'alcool.
Mais, comme l’a pointé le substitut du procureur de la République, ce retour à la barre interrogeait. Lors du dramatique accident de 2013, il roulait à une vitesse excessive, sous l’emprise des stupéfiants… et de l’alcool. "On est en droit d'attendre qu'il soit irréprochable, a argumenté le substitut du procureur de la République en requérant cinq mois de prison avec sursis. Cela n'a pas été le cas".
L'avocate de l'automobiliste maitre Sarah Juillard a plaidé « l’erreur de parcours ».
Le trentenaire a finalement écopé de 8 mois de prison avec sursis. Le tribunal a également confirmé l’annulation de son permis. Lorsqu’il l’aura obtenu à nouveau, il aura obligation d’installer un éthylotest anti-démarrage pendant quatre mois. "Si vous revenez devant moi, vous partirez en prison, a prévenu la présidente du tribunal. Il ne faut plus que je vous revois".