Julian Alaphilippe perd sa place sur le podium lors de la dernière étape alpestre

C'est cruel. Même si cela répond à une certaine forme de logique. Julian Alaphilippe ne montera pas sur le podium, demain, sur les Champs Elysées. Le coureur montluçonnais, 2e ce matin au général, a cédé beaucoup de temps dans la très courte étape (et la très longue montée) vers Val Thorens. Il devrait finir 5e du classement général, demain.

On se disait que les éléments étaient peut-être avec lui. La neutralisation de l'étape hier, vers Tignes, à cause de la grêle lui avait sans doute permis de limiter la casse, même s'il avait perdu le Maillot jaune. Le net raccourcissement de l'étape du jour (raccourcie de moitié) et l'abandon de l'escalade du Cormet de Roselend, coupé du monde par une coulée de boue, pouvait aussi lui permettre de résister. C'était sans doute se cacher la vérité. Car dans le cyclisme, et à plus de 2.000m d'altitude encore plus, seules les jambes parlent. Dure réalité.

Et la vérité, dans cette fin de Tour de France, c'est que les cannes de Julian Alaphilippe sont très fatiguées. Logique, après 14 jours en jaune. 14 jours de sollicitations. Alors, lorsque le team Jumbo Visma a mis en route à une dizaine de kilomètres du sommet à Val Thorens, Julian Alaphilippe a cédé. Sa 2e place s'est vite envolée, à mesure que l'écart avec le groupe Maillot jaune grandissait. Puis la 3, puis la 4e. Au final, le coureur formé à l'Entente cycliste Montluçon-Montmarault a franchi la ligne à la 26e place. 3min17 après le vainqueur du jour Vincenzo Nibali. 3 minutes après les autres candidats au podium. Il pointe ce soir à la 5e place du général, à 3min45 d'Egan bernal.

Le jeune Bourbonnais a donc perdu le podium. Mais il a gagné les coeurs, non seulement des Bourbonnais, mais au-delà, des Français et de tous les amateurs de vélo. N'est-ce pas cela le plus important?