Les appels à participer à la manifestation de samedi (11 heures) pour la défense du service de pédiatrie à l’hôpital de Montluçon se multiplient. Hier, le syndicat Force Ouvrière du Centre hospitalier a appelé personnels et usagers à y participer. Les militants locaux de la France Insoumise en ont fait de même. La Ville de Montluçon, qui en est la co-initiative, a également appelé à une mobilisation la plus importante possible.
Il faut dire que la situation est claire : au 1er novembre, la dernière pédiatre va quitter l’établissement. Cette cheffe de service, c’est Hiba Trraff. Avant de partir vers d’autres horizons "pour me protéger et pour protéger les enfants", elle a, depuis quatre mois, engagé la mobilisation pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être. "Je ressens de l'injustice vis-à-vis des enfants que je suis et qui risquent de se retrouver sans soins. Ils ont droit à un accès aux soins de proximité comme tout le monde. Leurs parents payent des impôts comme tout le monde" assène celle qui fait partie du collectif Les orphelins du soin, à la co-initiative du rassemblement de samedi.
Elle s’est expliquée sur ce fort engagement, ce matin, à notre micro, en direct.
L'avenir du service est en stand-by après le premier novembre. Si l'Agence régionale de santé avait annoncé, durant l'été, qu'elle ferait appel à la réserve sanitaire nationale Hiba Trraff se montre inquiète. Pour elle, rien n'a été anticipé.
"Les hospitalisations me font peur. On a 26 lits d'hospitalisation en hiver. Ces enfants-là, à un mois et demi de l'échéance, on ne sait toujours pas où ils vont être hospitalisés. Quand bien même, ils arrivaient à Clermont, à Vichy, à Moulins ou à Bourges, on n'a pas anticipé d'ouvertures de lits nul part. Je trouve cela scandaleux", s'est emportée la médecin, ce matin, à notre micro.
Le rassemblement a lieu samedi à 11 heures devant le centre hospitalier. Notez cette initiative de la commune de Lignerolles qui a aussi encouragé ses habitants à participer. Elle organise un départ groupé, en vélos, encadrés par des voitures, à 10 heures, samedi au départ de la place des Droits de l’homme.