Erasteel : les représentants des salariés lancent un appel pour trouver un industriel à même de porter leur projet alternatif

Des salariés qui postent une annonce sur LinkedIn pour trouver un repreneur à leur entreprise.

C’est l’initiative originale tentée par des représentants des personnels d’Erasteel.

Les jours passent, et rien n’avance clairement pour éviter le plan social de 190 suppressions d’emplois à la Forge de Commentry.

La semaine dernière sur notre antenne, deux des représentants avaient confié l’espoir né de l’organisation d’une réunion sous l’égide de représentants du ministère de l’industrie.

Elle n’a finalement débouché sur rien de concret.

Pire même, les représentants ont eu le désagréable sentiment que derrière les paroles, il y avait peu d’actes pour tenter de trouver une solution pour accompagner leur projet alternatif de développement de l’activité recyclage.

La conférence de presse d’hier était donc l’occasion pour eux d’exprimer une forme de colère vis-à-vis de l’Etat et de la Région.

Mais aussi de réitérer leur appel pour tenter de trouver un industriel, désireux de s’engager dans ce projet alternatif qui permettrait de maintenir une centaine d’emplois.

Dorian Durban est représentant CGT des salariés.

Benjamin Goudergues est représentant de la CFE-CGC.

Une idée évoquée hier est celle d’une reprise de l’activité par le biais d’une SCIC, une société coopérative d’intérêt collectif.

Mais pour qu’une solution comme celle-ci aboutisse, il faut là aussi l’engagement de l’Etat et des collectivités.

Le secrétaire de l’Union départementale CGT Laurent Indrusiak.

Un investissement de 5,6 millions d’euros, auquel il faudrait retrancher 2 millions d’aides de l’Ademe, serait nécessaire à la mise en œuvre du plan alternatif proposé par les salariés.

La dernière réunion de négociation du plan de sauvegarde de l’emploi a finalement été repoussée de deux semaines, ce qui permet de gagner un peu de temps dans la perspective de trouver un industriel.