De nombreux ruisseaux de l'Allier totalement à sec depuis plusieurs mois

Des pierres enchevêtrées, mais plus d’eau.

C’est une conséquence facilement visible de la sécheresse exceptionnelle de l’été qui touche à sa fin : de très nombreux ruisseaux du département sont aujourd’hui tout simplement à sec.

Les relevés de terrain des agents de l’Office français de la biodiversité sont clairs : sur les 30 petits cours d’eau où des observations sont effectuées tous les mois dans le département, 53% sont aujourd’hui totalement à sec, une proportion qui atteint même 80% si l’on compte ceux avec un écoulement faible.

Le bassin montluçonnais est particulièrement concerné puisque sur les 9 ruisseaux suivis, seule La Vernoëlle à Prémilhat continue de couler un peu.

Une situation forcément inquiétante tant pour la ressource en eau que pour la préservation de la biodiversité. 

Le Pont Léonard à Teillet-Argenty, la Meuzelle à La Chapelaude, l'Oeil à Commentry, Le Puy Guillon à Blomard et d’autres encore : tous sont donc aujourd’hui des ruisseaux … sans eau.

Si observer des cours d’eau à sec à fin août n’est pas inédit dans l’Allier, ce qui l’est davantage, c’est qu’ils soient aussi nombreux…mais surtout que ça fait plus de deux mois que ça dure. "La particularité de l'été 2026, c'est la précocité, confirme

Loïc Tamian, agent de l’Office français de la biodiversité (OFB) dans le département. Dès le mois de juin, on avait un grand nombre de cours d'eau en assec ou en rupture d'écoulement. Nous on suit les cours d'eau à intervalle d'un mois. Parfois, ils peuvent reprendre de l'eau avec un orage ou deux. Là, il y a eu tellement peu de pluie que certains cours d'eau sont en assec depuis trois ou quatre mois".

La première conséquence c’est qu’ils n’alimentent pas les principales rivières du département, on pense localement au Cher, avec un impact sur la ressource en eau potable.

Mais cet assèchement exceptionnel est aussi un grave danger pour la biodiversité. "Des kilomètres de cours d'eau qui sont sec, c'est pour la faune sauvage un point d'abreuvement en moins. Et puis, c'est pour tours les organismes qui vivent dans l'eau, les poissons mais aussi les insectes qui pondent dans l'eau, la perte sèche de leur habitat. Et in fine, la mort d'une partie de ces individus", constate Loïc Tamian.

Au regard de la situation, l’Office français de la biodiversité va poursuivre ses observations, jusqu’à ce que de l’eau, coule à nouveau sous les ponts.

La carte de la situation des petits des cours d’eau de l’Allier à retrouver ici.