Avec plus de 2 grammes d'alcool dans le sang et devant des enfants, il s'en était pris à son ex-conjointe

Encore une condamnation pour un ex-conjoint violent.

Un an de prison dont six mois avec sursis pour un Montluçonnais de 36 ans jugé hier en comparution immédiate.

Mercredi dernier, il avait débarqué à l’improviste chez celle dont il est séparé depuis près d’un an dans l’optique de récupérer leur fille de deux ans et demi.

Face au refus de la maman, il avait poussé cette dernière contre le mur, lui occasionnant des douleurs auriculaires et cervicales, un choc psychologique et 10 jours d’ITT.

La scène s’était déroulée sous les yeux de deux enfants de neuf et deux ans et demi, et alors que, ironie de l’histoire, le mis-en-cause sortait tout juste d’un rendez-vous devant le délégué du procureur dans le cadre d’une ordonnance pénale.

Un rendez-vous pour des menaces proférées à l’encontre de la même victime. A la sortie, « Tout ce que je voulais, c’était voir ma fille », tente-t-il de plaider devant les juges pour justifier sa visite impromptue chez son ex-compagne.
Oui mais voilà, l’homme n’a aucune décision du juge aux affaires familiales en sa faveur. Alors, il a, résume le procureur de la République, tenté de "s’approprier l’enfant par la force", en s’en prenant à une maman qui a simplement opposé son véto. Un épisode de violence qui n’est pas le premier, pointe l’avocate de la victime qui demande le retrait de l’autorité parentale.
En toile de fond bien souvent, l’alcool : le jour des faits et quand bien même il sortait d’un rendez-vous au palais de Justice, le prévenu affiche un taux d’alcoolémie de 2,2 grammes par litre de sang. « Vous êtes alcoolique ? », interroge son avocate. « Je commence à me poser la question. Il faudrait que je me fasse soigner ».
Une réponse en laquelle le conseil du trentenaire a cru voir, "les prémices d’une prise de conscience."

Le prévenu a échappé à un placement immédiat en détention.

Le tribunal a également prononcé à son encontre une interdiction de contact avec la victime, d’apparaître à proximité de son domicile.

Le retrait de l’autorité parentale, sollicité par l’avocate de la victime, n’a pas été prononcé.