Enfants et enseignants bourbonnais vont sans doute se rappeler longtemps de cette avant-dernière semaine de cours de l’année scolaire. Avec plus de 30 degrés dans certaines classes, la canicule a forcément impacté le fonctionnement dans les écoles. L’Education nationale indiquait jeudi qu’une centaine d’écoles et collèges de l’Allier avaient adapté leurs modalités d’ouverture.
Dans certaines communes toutefois, les températures extrêmes n’ont en revanche quasiment pas eu de conséquences. Le préfet de l’Allier et la directrice académique des services de l’Education nationale se sont rendus hier à l’école d’Hérisson, bientôt la seule du RPI Hérisson-Louroux-Hodement-Venas. 24 degrés dans les salles de classe, et pas d’absence d’élèves. Et pour cause, le bâtiment a été rénové et climatisé pour 1 million d’euros par la communauté de communes du pays de Tronçais en 2022.
Sur les cinq dernières années, 40 millions d’euros ont été investis pour la rénovation des écoles dans l’Allier, dont 11 millions de financement assurés par l’Etat. Il faudra faire davantage encore dans les années qui viennent, a prévenu hier le préfet de l’Allier Christophe Noël du Peyrat.
La DASEN a salué hier les "capacités d’adaptation et de résilience des enseignants et des personnels scolaires". La représentante de l’Education nationale a aussi insisté sur cette nécessaire adaptation des écoles à l’avenir. Christine Lauer.
Cela passera notamment par la climatisation. Sur la com’com’ de Tronçais, l’ambition c’est d’en équiper toutes les écoles du territoire dans les années qui viennent. Stéphanie Cusin-Panit est maire d'Hérisson et première vice-présidente de la commmunauté de communes.
Dans un communiqué, cette semaine, les syndicats enseignants de l’Allier avaient appelé à "une politique ambitieuse de rénovation thermique du bâti scolaire". Des syndicats qui s’étaient montrés beaucoup plus critiques sur la situation cette semaine. Ils ont dénoncé une "impréparation totale" de cet épisode caniculaire.
Tout en estimant que "des décisions émanant de la préfecture auraient pu éviter le libre arbitre de certaines communes qui maintiennent des écoles ouvertes dans des conditions insupportables et dangereuses", jugent les syndicats.